La gestion durable des terres constitue un enjeu majeur pour le Niger, pays sahélien fortement exposé à la désertification, à la dégradation des sols et aux effets du changement climatique. Chaque année, environ 100 000 hectares de terres cultivables sont perdus sous l’effet de l’érosion, de la pression démographique et des pratiques agricoles non durables.

Face à cette situation, le gouvernement nigérien et ses partenaires ont mis en place plusieurs politiques et programmes visant à restaurer les terres dégradées, améliorer la productivité agricole et renforcer la résilience des communautés rurales. Ces initiatives s’inscrivent notamment dans le Cadre stratégique de la gestion durable des terres (CS-GDT) et dans les engagements internationaux du Niger en matière de lutte contre la désertification.

La gestion durable des terres repose sur un ensemble de techniques adaptées aux conditions agroécologiques du Sahel. Parmi les principales pratiques utilisées au Niger figurent :

  • Les techniques de conservation des eaux et des sols(demi-lunes, cordons pierreux, zaï)
  • La régénération naturelle assistée (RNA)pour favoriser la repousse des arbres dans les champs
  • L’agroforesterieet les plantations d’espèces locales
  • La fixation des duneset la protection des berges
  • La gestion durable des pâturages et des ressources forestières.

Ces pratiques contribuent à restaurer la fertilité des sols, améliorer l’infiltration de l’eau et renforcer la productivité agricole.

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